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Une technique simple pour mieux aborder un premier match en tournoi ou en championnat !

Retour à la section mental pour ce dernier article de l’année signé Vincent de Blog Tennis Concept !

Nadal mental

“Lorsque je démarre un premier match en tournoi ou que je joue en championnat par équipe, je ne me préoccupe absolument pas de m’informer du classement de mon adversaire. En fait, moins j’en sais sur son classement, mieux j’aborde le match mentalement.”
 

Comment est-ce possible ?

En fait il suffit tout simplement de ne pas le demander et de réfréner une curiosité souvent inutile. Moi qui ai personnellement joué jusqu’en milieu de troisième série (jusqu’à présent), j’ai très rarement vu un adversaire se présenter en énonçant son classement. Quand j’appelle le juge arbitre d’un tournoi pour connaitre le jour et l’heure de mon premier match,  s’il me précise quelquefois le nom de mon adversaire,  il ne voit que très rarement l’utilité de m’informer du rang qu’il occupe dans la hiérarchie sportive du  tennis français. En match par équipe, une fois déterminée l’ordre d’entrée en jeu de chaque joueur,  il est tout à fait possible de jouer un joueur en ne connaissant que son numéro dans l’équipe. Si mes partenaires me demandent quel classement je joue, je leur réponds que c’est une information qui ne m’intéresse pas avant le match (après oui, bien sûr).

 

Quel intérêt concrètement ?

Ne pas connaître le classement de mon adversaire me permet de mieux parvenir à jouer un être humain plutôt qu’une réputation. Une des grandes difficultés du tennis est de se concentrer sur le jeu et uniquement sur le jeu. Commencer un match avec l’idée que l’adversaire est plus fort car mieux classé, Penser qu’un adversaire est largement à sa portée car on est beaucoup mieux classé que lui,  c’est anticiper sur une réalité potentielle. Or, la seule réalité valable est celle du terrain et non celle des aprioris.

En fait, jouer sans connaître le classement de mon adversaire me permet de laisser une plus grande place à l’observation du joueur d’en face et à l’analyse de son jeu. A la fin du match, avec la révélation du classement de mon vis-à vis, je peux juger de la pertinence de mon analyse sur sa valeur.

 

Le cas du match joué contre un joueur mieux classé

Le principal défaut observés quand on joue en perf (et qu’on en en a conscience) est une tendance à sur-jouer. C’est-à-dire de tenter de faire une accélération définitive là où on aurait joué un coup de préparation, de tenter le passing-shot direct alors que contre un joueur supposé moins fort on aurait tenté de faire jouer  un coup supplémentaire. Résultat,  on augmente son pourcentage de fautes directes. Souvent, on s’attend à des coups fracassants de la part de notre adversaire alors que les joueurs mieux classé jouent tout simplement de manière plus régulière, plus pertinente et plus contrôlée que nous.

Le côté émotionnel joue lui aussi un grand rôle avec souvent une sur-amplification des sentiments éprouvés. Quand je mène contre plus fort et que je rate un coup facile, je me sens  plus frustré ou plus agacé que la normale. J’ai tendance à  m’enflammer aussi,  plus que raisonnablement quand je réussi un coup gagnant.  Sans compter les occasions, plus nombreuses que d’habitude, que j’ai de sortir du match quand je me mets à penser à la perf potentielle qui me tend les bras.

Quand je joue deux ou trois classements au-dessus de moi sans le savoir, je m’épargne une très grosse partie de cette sur-amplification des émotions et croyez-moi,  je reste beaucoup plus dans le match et dans l’analyse de ce que fait concrètement mon adversaire sur le terrain.

 

Le cas du match joué contre moins bien classé

Contre un joueur moins bien classé, les risques liés à l’anticipation du niveau d’un joueur en  fonction de son classement sont loin d’être négligeables. Le cas le plus délicat étant,  bien sûr, quand on se retrouve mené ou quand on peine à gagner facilement. Là encore, si je peux me passer de connaitre le classement de mon adversaire, je construis  généralement une analyse plus lucide de la partie qui est en train de se jouer et j’évite le plus souvent de me dévaloriser prématurément voire  de m’agacer  de manière déraisonnable. Se montrer humble est tout simplement plus facile.

Le seul cas ou connaitre le classement de son adversaire présumé plus faible est un avantage, c’est quand un mauvais début de match entraîne une réaction d’orgueil (dans le bon sens du terme) nous entraînant à puiser au fond de nous-même, l’énergie pour revenir au score.

 

Après le match

Si vous avez joué sans connaitre le classement, le palmarès et le passé tennistique de votre adversaire,  je vous invite lors du pot d’après-match, à jouer avec lui  au jeu des devinettes. Quel classement lui donnez-vous ? Joue-t-il en confiance après une série de victoire ? Pensez-vous qu’il a déjà évolué à un meilleur classement ?

Après quelques  années à jouer mes adversaires à l’aveugle (du classement), j’ai constaté que mon analyse de leur profil s’est considérablement affinée.  

Et vous, parvenez-vous à faire abstraction du classement de votre adversaire ou au contraire jouez-vous totalement sous l’influence  du niveau présumé adverse ?

Je vous invite à laisser vos commentaires en bas de l’article.

“Je remercie chaleureusement Vincent pour cet excellent article et vous conseille vivement de mettre Blog Tennis Concept dans votre liste des meilleurs sites de tennis. Le blog est truffé de précieuses infos et conseils pour améliorer votre jeu et votre culture tennistique en générale.

Vincent Bonnin joue au tennis en compétition depuis plus de trente ans. Il a fondé Blog Tennis Concept en 2011, un Blog qu’il alimente de ses découvertes sur le jeu ainsi que de ses rencontres avec les experts du tennis.”

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